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Québec

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Après notre petite virée dans les White Mountains et l’Acadia National Park, nous posons nos valises à Québec, pour 2 nuits. Dès notre arrivée à l’hôtel, nous sommes tout de suite mis dans le bain : la gentillesse et le sens de l’accueil des québécois est à tomber par terre! La réceptionniste est adorable, nous pose plein de questions, nous donnent des bons plans, et termine par : « Ah vous verrez, j’ai upgradé votre chambre, comme ça vous aurez plus d’espace et une jolie vue ! ».  Trop contents les deux touristes! Oué! Et voilà où nous avons dormi les deux nuits qui ont suivi :

Une jolie surprise qui nous a consolé du temps un peu maussade et pluvieux.

On serait bien resté dans notre chambre au chaud à profiter du room service, mais nous décidons quand même de partir à la découverte de la ville. Et là, pareil qu’à Boston, gros, gros coup de coeur ! C’est une ville absolument adorable, aux habitants plus que charmants! Vendeurs et serveurs ont vite fait de nous taper la causette comme si on avait gardé les cochons ensemble ! On se sent tout de suite à l’aise, où que l’on aille.

C’était un vrai bonheur de se balader dans ces jolies rues ou sur cette promenade en bois, emmitouflés dans nos bonnets et vestes bien chaudes. Peut-être à cause de l’heure un peu tardive ou du froid, les rues n’étaient pas très fréquentées et on se sentait agréablement seuls au monde.

La journée du lendemain, nous avons fait un petit crochet par les Chutes de Montmorency, à quelques 10 minutes de voiture de la ville. Nous avons choisi l’option semi-flemmards, en prenant le téléphérique pour y monter MAIS en descendant à pieds, quand même🙂

Le reste de la journée, après un petit tour au Château Frontenac, nous profitons de nous balader, de glandouiller dans un petit café, de manger des crêpes, de faire un peu de shopping et de tomber encore un peu plus amoureux de cette ville !

Dans les prochains articles, des baleines, du gîte en forêt, des paysages de cartes postales, du soleil, tout ça quoi!

Fifty shades of Grey, E. L. James

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Petit intermède dans le récit de notre voyage pour vous parler de ce livre que j’ai acheté à Québec. J’ai profité de nos longs trajets en voiture pour le lire. On nous a tellement mis l’eau à la bouche avec cette trilogie, nous la présentant comme le roman sombre et érotique de l’année, que prise dans le tourbillon de mon enthousiasme, j’ai acheté les trois tomes. En plus, il faudra attendre 2013 pour que les tomes 2 et 3 soient traduits en français.

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Bon je vous le dis tout de suite : pour le moment je n’ai lu que le premier volume et j’ai été très déçue.

Si vous voulez rester vierge (mouarf) de toute révélation sur ce livre ne lisez pas la suite…
Petite mise en bouche… (AHAH) (attention ça va vous rappeler quelque chose…) : Ana, jeune vierge de 21 ans un peu gnangnan (non, beaucoup en fait) qui ne s’est jamais intéressée aux garçons, perd le peu de neurones qu’elle avait lorsqu’elle tombe sous le charme du beau – ah ça on le saura qu’il est beau…- richissime, mystérieux, brillant, ténébreux et froid Christian Grey (il est aussi arrogant, distant mais pas trop et sûr de lui). Ce dernier lui propose de signer un contrat par lequel elle accepterait d’entamer avec lui une relation SM de dominant-dominée. Ana va donc se prendre le chou pendant 400 pages pour savoir si oui ou non elle est prête à jouer les soumises. Lui, de son côté va tenter de la convaincre en lui donnant un avant goût de ses pratiques. Bref, du grand art quoi!

Alors oui il y a du sexe. Bon…il faut quand même lire une centaine de pages pour en venir au fait…Avant cela, on a : des passages où Ana trouve Christian trop beau (ses pantalons de lin qui lui tombent merveilleusement sur les hanches, ses yeux gris mystérieux blablabla), des passages où Ana s’interroge sur son attirance, des passages où elle trouve Christian trop beau et d’autres aussi où elle s’interroge et pis pour la troubler encore un peu, des passages où elle le trouve trop trop beau… Ca se répète beaucoup, ca traîne, ca tourne en rond… Au bout de 100 pages elle passe à la casserole et connait enfin les plaisirs de la chaire  hop on y arrive, c’est pas trop tôt non mais oh! Orgasmes à répétition, extase… Normal, quoi… Un dépucelage comme on en a toutes connu.

Bien sûr, le monsieur, trop abîmé par ses blessures secrètes, utilise le sexe comme une arme (c’est pas moi qui le dis c’est écrit dans le livre) et s’avère donc plus enclin à communiquer avec sa b… qu’avec des mots (ça tombe bien, il bande à longueur de page). C’est très pratique au début, car Ana pose trop de questions personnelles, il aime pas trop ça, alors paf il peut la faire taire d’un coup de… enfin  vous voyez! Alors oui il y a un peu de « SM » (bien edulcoré einh, le SM) même s’il faut lire environ 150 pages de plus pour que la petite coquine se fasse fouetter l’arrière-train à coup de ceinture. Aïe! Ouille!

Mais le vrai soucis finalement, c’est qu’au fil des pages, j’ai eu la désagréable sensation que malgré le sexe toutes les deux pages (j’ai même fini par m’en lasser, c’est dire…), tout cela tournait méchamment en une espèce de Twilight (pan-pan) cul-cul la praline. Avouez qu’il y a de sacrées similitudes quand même – et encore… je n’ai pas tout relevé ici.

Car bien sûr la donzelle tombe amoureuse et bien sûr, il n’a jamais rencontré quelqu’un comme elle. Evidemment, avant il se sentait incapable d’aimer mais là, sous ses airs ordinaires elle s’avère tellement extraordinaire cette Ana, si intelligente mais si naïve à la fois qu’il en est tout tourneboulé, il ne sait pas il ne sait plus il est perdu, ahlala…. Bon finalement allez, un coeur se cache sous la brute et il veut bien essayer de lui donner plus que du sexe. Elle, de son côté, raide dingue de lui et de son corps (il est si beau ne l’oubliez pas et si agile de ses 10 doigts que des fois on se demande s’il n’en a pas 20!) se dit qu’elle peut bien accepter de se faire punir quand elle fait sa vilaine fille et endurer quelques coups de fouet de temps en temps, même si elle est pas trop sûre d’aimer ça, après tout il se montre si tendre parfois : en effet, il joue (formidablement bien, of course) du piano torse nu, toujours la même mélodie mélancolique (Bach ou Chopin je sais plus et arrivé à ce stade on s’en tape (haha)).  A toi, pauvre lectreur lambda, ça t’a peut-être échappé, mais moi je suis sympa je t’explique : et bien, le coup du piano torse nu, c’est un peu une métaphore qu’utilise l’auteur, pour te faire comprendre que quand il joue du piano, Christian se met à nu et laisse transparaître un peu de son humanité ; il cache une blessure secrète, et ça ça se voit à mort quand il joue du piano seulement vêtu de son pantalon de lin qui, au demeurant met son joli petit cul de multimillionnaire en valeur. Avoue… t’es soufflé einh?  T’avais pas compris einh? Et pis bon… accessoirement, il a son propre hélicoptère bon sang!!!

Alors c’est là que j’ai peur de lire la suite car à la vue de tout cela je me dis que ça me paraît bien parti pour tourner en eau de Twilight, où grâce à son amour la gentille vierge effarouchée du début parvient à sauver le pauvre garçon de son tourbillon de souffrances, non sans y laisser quelques plumes. Et j’ai envie de crier NOOOOOON! J’ai bien aimé la saga Twilight, et j’ai dévoré ces livres pour ce qu’ils étaient : une bluette pour ado où tout se finit bien. Mais si j’achète un roman à la réputation si sulfureuse ce n’est pas pour me retrouver avec une histoire d’amour teintée de sexe, où l’amour gagne à la fin et où les deux  héros se marient et vivent heureux… Je veux du trash, je veux un Christian rattrapé par ses démons, je veux de la manipulation, de la torture psychologique ! Je veux un livre sombre pour les grands! J’ai acheté un livre de fesses pas un conte de fée pour grandes filles!

Avec tout ça, je suis nettement moins motivée à me lancer dans la lecture des tomes suivants… car je crains un peu la tournure que ça va prendre. Ce livre m’a fait un peu l’effet d’un pétard mouillé, d’un soufflé raté. Je ne sais pas si j’ai envie d’en savoir plus sur Ana-rien-dans-plot-je-me-mors-les-lèvres-toutes-les-3-pages-j-ai-des-orgasmes-à-répétition-même-après-15-fois-en-une-nuit (oui, ben comme tout le monde einh) et Christian-je-suis-un-control-freak-et-je-suis-trop-beau-vous-le-saviez-ça-? . Tout ça finit par devenir vraiment risible. Un « héro » qui passe son temps à avoir des érections fulgurantes (sérieux… il fait comment???) , une héroïne qui a 15 ans d’âge mental et la jugeote d’une huître dépressive… Je vous fais rêver mmmh?

Je ne sais pas si parmi vous quelqu’un l’a lu, sinon j’espère vous avoir donné envie! Non, je rigole.

J’espère ne pas vous avoir trop coupé l’envie, car je serai bien sûr contente d’avoir votre avis! Ou peut-être l’avez-vous déjà lu? De mon côté je vais me lancer dans la lecture des 2 autres tomes d’ici quelques temps, en espérant qu’ils donnent tort à tout ce que je viens d’écrire!

White Mountains et Acadia National Park

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Enfin un peu de nature dans notre périple! Même si les grands parcs américains restent des endroits très balisés, sécurisés et organisés (difficile de se sentir seul au monde ou un peu « à l’arrache »), je ne me lasse pas de tant de beauté et d’immensité. Comment ne pas avoir le souffle coupé ou ne pas ressentir une certaine émotion face à ces grands espaces. Lors de notre premier voyage sur la côte ouest il y a deux ans, nous avions fait pas mal de marche et de randonnées dans les parcs nationaux. Les possibilités sont infinies, aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est, que l’on soit débutant ou plus expérimenté. Cette année mon pied ne me permet plus de profiter autant des jolis sentiers et la marche a dû se limiter au minimum lorsque c’était possible. Mais heureusement (ou pas, dirons certains) les parcs sont très praticables en voiture, ce qui nous a permis d’admirer des paysages grandioses tout en me ménageant. En plus, la nature a déjà revêtu ses habits d’automne. Le rouge, l’orange et le jaune se mêlent aux nuances de verts pour nous offrir des tableaux magnifiques.

Quelques photos des White Mountains tout d’abord…

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Et en voici quelques-unes de l’Acadia National Park…

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Ces photos vous donnent un tout petit aperçu de ce qu’on peut y trouver. En plus, je pense que même le meilleur des appareils photos est incapable de rendre compte des magnifiques couleurs des arbres!

Au prochain article : Québec, une ville que nous avons adoré!

Comme d’habitude, plus de photos sur mon Instagram, pseudo Dididoumdida

Boston

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À croire que la Grande Pomme voulait nous garder encore un peu… Au moment de récupérer notre voiture de location, aucune de nos deux cartes de crédit ne fonctionnait… Il faut bien sûr que ça arrive un dimanche quand toutes les banques sont fermées… Nous avons bien failli nous retrouver sur le carreau avec nos bagages… Heureusement, après quelques coups de fil à Visa, tout rentre dans l’ordre et nous pouvons tracer la route au volant de notre voiture en écoutant du gros hip hop de gangsta mais aussi de grands groupes encore méconnus mais à l’avenir prometteur🙂

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Sur la route pour Boston nous faisons un crochet par Cape Cod, une région qui regroupe plusieurs petits villages tout à fait charmants et presqu’un peu flippants dans leur perfection. Petites maisons colorées, pelouses parfaitement entretenues, tout est propre et net et bien rangé. Un peu trop bien… Je suis sûre que les personnes qui y vivent ont des cadavres cachés dans leur placard !!! Malheureusement je n’ai pas pensé à prendre de photos….

Le soir nous arrivons à Boston et alors là… je dois dire que j’ai eu un vrai coup de cœur pour cette ville, que nous avons eu tout le loisir de visiter le lendemain. Après l’agitation new-yorkaise, cette ville à dimension plus humaine s’offre à nous comme un havre de paix, une vraie bouffée d’oxygène. Ça peut paraître bizarre de dire ça d’une ville mais c’est vraiment l’impression que j’ai eue dès que nous avons commencé à nous balader. De la verdure, du calme, des rues pavées… Tout y est joli, en particulier l’architecture, où les gratte-ciel très modernes côtoient harmonieusement  les bâtiments anciens. C’est un réel plaisir de s’y promener, de flâner dans les parcs, de se perdre dans les petites ruelles et de faire du shopping dans la rue marchande la plus mignonne du monde. Un endroit où il a l’air de faire bon vivre!
Je vous conseille vivement de ne pas faire l’impasse sur Boston lors d’une virée sur la côte Est!

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Prochaines étapes : White Mountains et l’Acadia National Park !

Plus de photos sur mon compte Instagram, pseudo Dididoumdida

New York

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Première étape de notre voyage de noce, New York. Immense, bruyante, énergique, magnifique, épuisante. Nous quittons la ville aujourd’hui, direction Boston. Je ne suis pas fâchée retrouver un peu de calme. J’ai beaucoup aimé découvrir NY mais je n’ai pas eu le coup de cœur pour cette ville. Il faut sans doute un peu plus que 5 jours pour vraiment l’adopter et s’y sentir à l’aise. Tout est si énorme, si haut, si rapide…. il faut s’habituer. Cela dit, nous y avons passé 5 jours hauts en couleurs, entre balades, visites de musée (le MOMA est mon préféré), visite chez le médecin (imprévue, celle-là…), vol en hélicoptère et comédie musicale!

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Plus de photos sur mon instagram (mon pseudo : Dididoumdida.

C’est la première fois que je poste un article depuis  mon téléphone…Désolée si la mise en page n’est pas au top😉.

À très bientôt!

Ca fait longtemps…

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…que je n’ai plus posté, mais j’ai de bonnes excuses :

    • J’ai eu la flemme (c’était l’été, tout ça…)
    • Je me suis bloquée le dos, j’ai eu des problèmes à mon pied et je me suis coincée la nuque. Même qu’un jour, j’ai eu très mal à ces trois endroits EN MÊME TEMPS! Si, si!
    • Je me marie dans deux semaines…
    • Comme je me marie dans deux semaines, je suis assez stressée…
    • Comme je suis assez stressée, je suis très fatiguée.
    • Fatiguée et stressée, je suis donc très irritable!
    • Du coup, il y avait des jours où la seule envie que j’avais le matin, c’était de me rouler en boule dans un coin!
    • Je vais partir en voyage de noces 3 semaines, donc la fréquence de mes plublications ne va pas s’améliorer, mais je lis toujours avec plaisir vos gentils commentaires et mails!
    • J’ai atteint des pic de stress et de panique rarement égalés.
    • J’ai lu plein plein de livres! Je meurs d’envie de vous en parler (mais… voir les excuses ci-dessus)
    • Je suis sur Babelio, si vous voulez jeter un oeil à mes lectures passées, présentes et futures, il y a un lien là, en bas, à droite…
    • J’ai depuis peu un smartphone, et je découvre les joies de l’addiction à ces petits engins. Mais je sais que je vais me calmer.
    • J’ai découvert Instagram, la super application qui fait passer la photo la plus pourrie pour de l’art. C’est une application complètement inutile, mais moi j’aime bien!
    • Il y a quand même du bon dans tout ça… Je vois le bout du tunnel, je ressors enfin la tête de l’eau et je peux enfin me réjouir des événements futurs!

Donc voilà, vous l’aurez compris, l’envie est toujours là, mais le temps me manque! Mais bientôt de retour…

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Le voyage de Lou, Maria Joan HYLAND

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Après toute cette absence, voici un petite note sur mon dernier petit coup de coeur littéraire !

Résumé

Vous avez déjà songé à laisser votre vie derrière vous, pour tout recommencer ailleurs?

Lou a 16 ans, est issue d’une famille de Sydney qu’on pourrait qualifier de « difficile » (papa et maman picolent toute la journée devant la télé pendant que ses frères et soeurs se droguent ou s’envoient en l’air avec d’autres délinquants) et rêve de se faire adopter par les Harding, sa famille d’accueil américaine modèle dans laquelle elle atterrit grâce à un programme d’échange.

Tout un programme ! On s’en doute, ça ne va pas être si simple…

Mon avis 

Lou est un personnage terriblement attachant. Elle est dôtée d’une intelligence hors du commun mais n’en reste pas moins une ado qui se cherche, qui peine à trouver sa place: toujours persuadée qu’elle sera mieux ailleurs que là où elle se trouve, jamais vraiment satisfaite…  Son mal-être et son besoin d’être aimée et dans la norme transparaissent tout au long du roman, mais sans pathos, avec humour même. Comme le livre est à la première personne, nous sommes dans sa tête, ce qui nous permet de comprendre son comportement qui, aux yeux de sa famille d’accueil passe pour celui d’une délinquante bien barrée!

Au fond, Lou est juste une ado un peu paumée qui multiplie maladroitement les actes désespérés pour se faire aimer, pour exister. Lou aimerait enfin être elle-même, mais comment être soi-même quand on ne sait pas qui on est, einh? Je vous le demande! (Vous suivez toujours ?)

La maman d’accueil, quant à elle, est beaucoup trop occupée à préserver les apparences de sa famille modèle qu’elle se trouve incapable de comprendre cet être perturbateur qui, par son comportement, met la lumière sur les dysfonctionnements de sa petite vie. La mari semble plus sensible, mais comme tous les autres personnages du livre, il est incapable de la comprendre vraiment…

Les rencontres se multiplient, se suivent, mais aucun personnage ne semble à même de satisfaire les attentes de Lou. Elle va de déception en déception, et chaque échec la met face à ses propres faiblesses, à ses erreurs.

Le Voyage de Lou est le premier roman de Maria Joan HYLAND, et je l’ai vraiment trouvé très prometteur, tant dans la richesse de ses personnages que dans sa manière d’écrire.

Cela peut sembler un peu terre à terre, mais j’aime quand un auteur va droit au but et ne fait pas des figures de style pour faire des figures de style, j’aime  les chapitres courts, qui s’enchaînent naturellement. J’ai trouvé tout cela dans ce livre que je vous recommande!

Extraits

« Je me demande pourquoi je ne suis heureuse que lorsque je suis dans l’attente de quelque chose et pourquoi, quand cette chose arrive, ce n’est jamais aussi bien que je l’avais imaginé. »

« Les filles en groupe me terrifient, leurs ragots et leur perfidie. Centres commerciaux, magazines de mode, cabines d’essayage, monceaux de fringues : tout ça me fait me sentir sale et en colère. Et ces vendeuses qui se croient tout permis et ces nanas qui adorent faire du shopping ; elles veulent toujours voir à quoi ressemble le corps des autres filles. »

« Elle parle comme un professeur et j’aimerais qu’elle soit un genre de personne complètement différent : le genre de personne qui comprend les sentiments d’une autre personne simplement en la regardant ; quelqu’un qui ne vous dévisage pas tout le temps, qui ne parle pas d’une voix forte et assurée. Quelqu’un qui sait quand il faut détourner les yeux. »

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