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Le super-pouvoir

Publié le

« La notion d’échec ou de réussite, c’est toujours au regard de nos propres aspirations. » Alain Bashung

J’ai lu un petit livre cette semaine… Le genre de livre qui habituellement me tombe des mains après 2 ou 3 pages… Depuis quelques semaines, j’ai sur ma table de nuit « Le pouvoir du moment présent«  d’Eckart Tollé, dans lequel  je n’arrive décidément pas à « rentrer ». Mais je m’accroche, je m’accroche! Comme ça, je pourrais peut-être vous en parler un de ces jours!

« Oser la liberté … et choisir le bonheur«  de Rosette Poletti, c’est le livre que ma curiosité m’a poussé à lire cette semaine. Enfin, pour être tout à fait honnête, c’est aussi sa très petite taille (95 pages) qui a achevé de me convaincre. Et puis bon… je devais aller au fitness, j’avais oublié mon livre de chevet à la maison (« Le mec de la tombe d’à côté« , de Katarina Mazetti, très sympa d’ailleurs, je vous le conseille) et je déteste faire mes exercices sans pouvoir bouquiner lorsque mes mains sont libres. Voilà  comment ce petit livre s’est retrouvé dans mon sac… Un peu par hasard, en fait! Il m’arrive régulièrement de choisir un livre car j’ai craqué sur la couverture, et bien pour celui-ci… ça n’a pas du tout été le cas 😀 (non, vraiment, l’homme arc-en-ciel, là, comment dire…)

Dans l’introduction, Rosette Poletti présente son livre ainsi :

« […] plusieurs lecteurs m’ont demandé s’il ne serait pas possible de raconter une histoire qui contiendrait et illustrerait les concepts et informations sur le thème abordé. Il leur semblait que cela leur faciliterait la lecture et qu’ils se souviendraient mieux de la manière dont ces concepts pourraient s’inscrire dans la vie quotidienne.

Comme j’avais accepté d’écrire un petit ouvrage sur le thème oser la liberté, j’ai décidé, avec l’accord de mon éditeur, de raconter l’histoire de Bernadette, de sa prise de conscience des entraves dans lesquelles elle vivait, et finalement des étapes par lesquelles elle ose devenir libre. « 

L’histoire de Bernadette, aussi émouvante et touchante soit-elle, n’est pas ce qui m’a le plus marqué dans ce livre, et je ne vais pas aujourd’hui en faire une critique, ni même vous encourager à le lire ou pas. Je vous en parle simplement pour vous faire part de ce qui m’a interpellé lors de la lecture, à savoir tous ces petits principes qui sont expliqués et illustrés à travers l’histoire de cette jeune femme en quête des ses origines.

Indépendamment de leurs sources mystiques ou religieuses, qui ne me parlent pas forcément, voici quelques-unes de ces petites phrases qui m’ont fait réfléchir :

« Être éveillé, c’est aussi accepter les événements sans lutter inutilement contre ce qui ne peut pas être changé ».

« Bonheur et malheur résident dans la manière dont nous percevons les choses et non dans la nature même de ces choses ».

« L’intensité de la souffrance des humains est la distance qui existe entre ce qu’ils désirent et ce qui est possible. Vouloir que ce qui est (et ne peut pas être changé) ne soit pas, voilà la source de la souffrance ».

Ces phrases m’ont touchée car elles nous montrent que nous avons un certain pouvoir sur notre vie, sur ce qui nous arrive. Et c’est là tout le propos du livre de Rosette Poletti : en choisissant la liberté, on prend sa vie en main. En d’autres termes, nous sommes RESPONSABLES de notre vie. Non pas des malheurs et des coups durs qui nous détournent de la route que l’on s’est tracée et sur lesquels nous n’avons aucun moyen de contrôle  (maladie, perte, deuil, etc.), mais de notre façon de les aborder. Il s’agit de ne plus se poser en victime, mais d’être conscient qu’à plus ou moins grande échelle, nous avons les ressources en nous pour choisir la vie que nous vivons et pour surmonter les obstacles qui se mettent en travers de notre chemin.

Il y a quelques années, je me plaignais à une copine que mes parents me traitaient toujours comme si j’avais encore 12 ans et demi. Ou que j’avais parfois l’impression d’être transparente dans un groupe de personnes, que l’on ne me voyait pas, que l’on ne m’entendait pas. D’être celle qui est là mais à qui on ne fait pas attention. Et là, la révélation… Sans autres détours, elle me balance à la figure : « Quelque part c’est parce que tu le veux bien… Si tes parents te traitent comme une gamine, c’est que d’une certaine façon tu les y autorises. Si tu as l’impression que les gens ne font pas attention à toi, c’est que tu ne fais rien pour attirer l’attention. »

Et vous savez le pire dans tout ça ? Elle avait raison ! Les gens se comportent de telle ou telle façon avec nous, car à travers notre comportement, conscient ou pas, nous les y autorisons. Ce qui est bien, c’est qu’à force de travail, nous avons le pouvoir de changer cela.

Et de même, à travers les choix que nous faisons, nous avons le pouvoir… de changer notre vie, de faire coïncider ce qui est possible avec ce que nous voulons.

Alors ça peut vous paraître un peu gnangnan dit comme ça, mais moi je trouve ça très positif et encourageant : prendre en main sa vie, c’est se donner la chance d’être heureux!

Il est évident que cela ne se fait pas en un claquement de doigt du jour au lendemain et demande un grand travail sur soi. Un travail long et difficile (sinon tout le monde nagerait dans le bonheur en ce moment-même). Mais la vérité est pourtant là : nous avons tous les jours la possibilité de faire des choix qui nous permettent de vivre en accord avec nous-mêmes. Cela implique parfois de renoncer à certaines choses, tout en restant conscient que l’on peut être heureux en dépit de ce sacrifice. J’ai envie de croire que petit à petit, on peut y arriver !

D’ailleurs, je suis sûre qu’il vous est à tous arrivé d’en passer par là : un jour où l’autre, on fait le choix qui change notre vie, à plus ou moins long terme, de manière consciente ou non. On sait qu’on a fait le bon choix et on ne le regrette pas, même s’il s’est fait dans la douleur. Je suis sûre que ça vous parle ! N’hésitez pas à m’en faire part ! Je vous parlerai des quelques « grandes décisions » qui ont eu un certain impact dans ma vie dans un prochain article (quel suspense dites donc, vous n’en pouvez plus là, einh ? :D)

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  1. Tu as tellement raison dans ton article! Vraiment!!
    C’est d’ailleurs un des grands principes bouddhistes si je ne m’abuse…

    Ma maman a d’ailleurs placardé un petit proverbe dans sa cuisine : La beauté des choses est dans l’oeil de celui qui la regarde…

    C’est pas tout à fait pareil et pourtant, c’est complètement ça! 🙂
    C’est notre oeil qui choisit de voir si quelque chose peut être positif, peut nous apprendre quelque chose malgré la difficulté ou pas…

    Ces derniers temps, je stress pas mal parce que j’ai lancé un nouveau service au travail et ça me fait un travail énorme, et surtout, des nouveaux trucs à apprendre.
    Après m’être quasiment fait un ulcère à ce sujet ce week-end, j’ai décidé que cette nouveauté allait m’apprendre quelque chose… que je n’allais pas me tuer à la tâche pour ça, ni me faire un ulcère mais que j’allais essayer d’en tirer pleins de choses positives : gestion du changement, découverte d’un nouveau domaine, organisation et coaching…

    C’est super dur. J’ai parfois l’angoisse qui revient me prendre à la gorge… mais je vais mieux depuis que j’ai décidé de voir la vie comme ça (bon, ça fait quoi? 2 jours? Je vous en reparlerai dans 3 mois, hein? ;)).

    En tout cas, c’est une belle philosophie! Bravo!

    Réponse
    • Merci poulette, il me fait plaisir ton commentaire!

      Apparemment on est toutes les deux du genre à se faire des ulcères pour telle ou telle chose, en l’occurence là c’est le travail. Je suis comme toi, j’essaie de me dire que oui, c’est difficile, mais que c’est aussi l’occasion d’en tirer du positif, et je prends énormément sur moi. Depuis la semaine passée, je vais voir une kinésiologue qui, je l’espère, pourra m’aider à mieux gérer tout cela. Je dois dire que ça m’intéresserait aussi beaucoup de savoir d’où ça vient, mais là je pense que le travail est énorme!

      Mais voilà, comme pour le reste, j’ai les clés en main, j’ai la « théorie », mais j’ai du mal à le mettre en pratique. Mais il ne faut pas désespérer!

      Je ne sais pas si c’est une philosophie bouddhiste, en tous cas c’est vraiment un principe qui revient souvent dans les quelques livres que j’ai lus sur le moment présent et ce genre de chose. C’est une belle philosophie, mais très difficile à mettre en pratique, on est d’accord. Surtout quand la vie nous confronte aux pires situations…

      En tous cas, merci pour ton commentaire! Et à dans 3 mois alors 😉 (oui, je sais, on se parlera avant mais bon…)

      Réponse
  2. Pingback: Blog recommandé – Je me jette à l’eau | Recettes anti-inflammatoires

  3. Un sujet très intérêssant… Bien sûr qu’il faut être acteur de sa vie, faire des choix, donner ou pas de la place à certaines choses ou personnes… Mais surtout prendre conscience du super-pouvoir que l’on peut s’octroyer sur notre vie !

    Réponse
    • Merci Yelle! Tout un programme einh 😉
      Comme je le disais, j’ai bien intégré la théorie, ne reste qu’à mettre en pratique, ce qui s’avère bien plus compliqué :s! Mais j’y crois, et c’est une chance qu’on a, ça vaut la peine d’essayer! Merci pour tes commentaires!

      Réponse
  4. Super blog!!!!Bravo!

    Angela Donava
    http://www.lookbooks.fr

    Réponse
  5. Super post! Bisous:)

    Angela
    http://doigt.net

    Réponse
  6. C’est super intéressant, je suis entièrement d’accord avec toi. C’est couvent notre perception des choses qui nous rend malheureux et non les faits mêmes… Comme tu le dis la mise en pratique est plus compliquée que l’explication ! Mais en tout cas ça vaut le coup de tenter 🙂
    Merci pour cet article 🙂

    Réponse
    • Coucou, merci pour ton commentaire! Je vois qu’on a le même prénom 😉
      Comme tu le dis oui, la mise en pratique est un peu plus difficile, mais j’y travaille, j’y travaille 😉

      Réponse
  7. Dans le même thème de « prendre sa vie en main », se faire confiance, exister aux yeux des autres, ma mère m’a rapporté deux livres que je feuillette, de Christophe André : « L’estime de soi (S’aimer pour mieux vivre avec les autres) » et « Imparfaits, libres et heureux ».
    Certes, ce n’est pas vraiment la thématique des choix, mais l’idée principale est – je crois – de s’accepter, de se connaître pour ensuite, à court et plus long terme, orienter notre vie dans le sens que l’on choisit, en connaissance de cause.

    Tout un programme, effectivement ! Mais ce genre de processus nous apprend certainement beaucoup sur nous-même et nos relations aux choses et aux autres, ce qui ne peut être que formateur.

    Bientôt un post chez moi sur une éventuelle solution aux petites angoisses du quotidien, là encore tout un programme 🙂

    Réponse
    • Ces livres me disent vraiment quelque chose, et je crois bien les avoir lus durant une de mes périodes un peu « down ». Tu as raison, l’une des clés est de s’accepter, même dans nos défauts et nos imperfections, et je travaille justement là-dessus! J’ai hâte de lire un prochain post chez toi, j’appréciais beaucoup ton ancien blog et le nouveau me plaît déjà beaucoup! En plus, inutile de te dire que la thématique que tu annonces m’intéresse beaucoup! A bientôt!

      Réponse
  8. J’ai trouvé ton article très intéressant! A ce que je vois, ce livre t’as quand même donné une certaine pêche, et c’est tant mieux. Ce que tu dis est vrai, mais parfois on est bien loin de se rendre compte que l’on a le pouvoir de changer les choses, quand on a l’impression d’être dans une impasse et que l’on ne voit pas comment s’en sortir…
    En tout cas cela donne à réfléchir et merci pour ce post 🙂

    Réponse
    • Oui, il m’a quand même donné quelques pistes, c’est clair. Après ce sont des idées qui reviennent souvent, et je trouve que c’est une belle philosophie, mais comme tu le dis : des fois on se sent tellement dépassé que c’est un peu dur à mettre en pratique!

      Réponse
  9. Super post!!!

    Angela Donava
    http://www.lookbooks.fr

    Réponse
  10. Merci pour tout tes conseils livres. J’adore découvrir des nouveautés et les blogs qui conseillent des livres sont trop peu.

    A très vite

    Réponse
  11. Pingback: Les choix – 1 - « Je me jette à l'eau

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