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Archives de Catégorie: Etats d’âmes

Ca fait longtemps…

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…que je n’ai plus posté, mais j’ai de bonnes excuses :

    • J’ai eu la flemme (c’était l’été, tout ça…)
    • Je me suis bloquée le dos, j’ai eu des problèmes à mon pied et je me suis coincée la nuque. Même qu’un jour, j’ai eu très mal à ces trois endroits EN MÊME TEMPS! Si, si!
    • Je me marie dans deux semaines…
    • Comme je me marie dans deux semaines, je suis assez stressée…
    • Comme je suis assez stressée, je suis très fatiguée.
    • Fatiguée et stressée, je suis donc très irritable!
    • Du coup, il y avait des jours où la seule envie que j’avais le matin, c’était de me rouler en boule dans un coin!
    • Je vais partir en voyage de noces 3 semaines, donc la fréquence de mes plublications ne va pas s’améliorer, mais je lis toujours avec plaisir vos gentils commentaires et mails!
    • J’ai atteint des pic de stress et de panique rarement égalés.
    • J’ai lu plein plein de livres! Je meurs d’envie de vous en parler (mais… voir les excuses ci-dessus)
    • Je suis sur Babelio, si vous voulez jeter un oeil à mes lectures passées, présentes et futures, il y a un lien là, en bas, à droite…
    • J’ai depuis peu un smartphone, et je découvre les joies de l’addiction à ces petits engins. Mais je sais que je vais me calmer.
    • J’ai découvert Instagram, la super application qui fait passer la photo la plus pourrie pour de l’art. C’est une application complètement inutile, mais moi j’aime bien!
    • Il y a quand même du bon dans tout ça… Je vois le bout du tunnel, je ressors enfin la tête de l’eau et je peux enfin me réjouir des événements futurs!

Donc voilà, vous l’aurez compris, l’envie est toujours là, mais le temps me manque! Mais bientôt de retour…

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Les choix – 1 –

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« Où le choix commence, finissent le paradis et l’innocence. », Arthur Miller

Comme promis, je fais suite à mon post « Le super-pouvoir« , au sujet des choix que l’on est amené à faire parfois un peu malgré soi, mais qui représentent le meilleur moyen de décider de sa vie…

Est-ce que vous avez déjà ressenti cela : le sentiment que la décision que vous devez prendre va avoir un impact déterminant sur le tournant que va prendre votre vie ? Comme s’il allait y avoir un « avant » et un « après » ? Depuis quelques années, cette sensation me revient de plus en plus souvent. La sensation que je ne peux plus me permettre de me laisser porter, qu’il faut que je prenne ma vie en main, là, maintenant, pour être en accord avec moi-même, quitte à me bousculer un peu, à aller à l’encontre de mes parents (ah! leur avis compte tellement, non?), de mes amis, de ce que tout le monde imagine de moi, quitte à souffrir… pour mieux rebondir.

Et put** qu’il est difficile de prendre des chemins de vie que notre entourage était loin d’envisager pour nous… (Si tu me lis, toi qui te reconnaîtras, je pense que ceci doit te parler… ;)). Mais c’est le meilleur moyen de vivre sa vie et de ne pas la subir… Mais ça ne veut pas dire que ça la rend plus facile pour autant…

C’est pour cela aussi que ces choix sont souvent si difficiles à faire… En prenant cette décision, on ouvre une porte sur l’inconnu, sur les doutes… Il faut laisser derrière soi l’enfant que l’on était, qui suivait l’avis de papa et de maman, qui suivait le chemin qu’ils avaient tracé pour lui pour vivre enfin sa propre vie, avec ses propres aspirations, ses erreurs. Il faut leur lâcher la main pour continuer son chemin tout seul. L’expression « couper le cordon » prend tout son sens : prendre des chemins de traverses, sortir de la route que quelqu’un d’autre avait tracé pour nous, c’est un peu renaître une deuxième fois et devenir un peu plus soi-même ! C’est peut-être cela, devenir adulte? Faire ses porpres choix, les assumer et devenir celui ou celle que l’on aspire à être.

Changer radicalement de direction, c’est aussi se confronter au regard des autres, à leur jugement, à leur mine sceptique. C’est prendre le risque de na pas être suivi dans sa nouvelle vie… Se détacher du regard des autres… Quelque chose avec laquelle j’ai encore un peu de mal… Mais c’est aussi être surpris par la réaction positive de la part de personnes dont on n’attendait rien!

Tant de risques à prendre pour enfin être en accord avec soi-même… Bien sûr, on peut se tromper. Mais je suis persuadée que rien n’arrive par hasard dans la vie…. Le job de mes rêves me passent sous le nez (trois fois même)? C’est parce qu’il y a mieux ailleurs ! Chaque coup dur, chaque chute est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur soi, après tout. Avec le recul, c’est toujours ce que je me suis dit. Car évidemment, sur le moment c’est parfois plus difficile d’être lucide. C’est pour cela que je pense qu’il n’y a pas de mauvais choix. Et que ça vaut la peine de bousculer un peu sa vie, son entourage, pour être en accord avec soi-même! Finalement, jusqu’à maintenant, les choix que j’ai eu à faire, je ne les ai jamais regrettés!

La loi de l’attraction

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Aujourd’hui, un petit article sympa, dans la veine de mon précédent post, que j’ai trouvé sur le blog de d’Ariel. Je vous laisse le découvrir ci-dessous :

La loi de l’attraction

Bonne lecture et à bientôt!

Le super-pouvoir

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« La notion d’échec ou de réussite, c’est toujours au regard de nos propres aspirations. » Alain Bashung

J’ai lu un petit livre cette semaine… Le genre de livre qui habituellement me tombe des mains après 2 ou 3 pages… Depuis quelques semaines, j’ai sur ma table de nuit « Le pouvoir du moment présent«  d’Eckart Tollé, dans lequel  je n’arrive décidément pas à « rentrer ». Mais je m’accroche, je m’accroche! Comme ça, je pourrais peut-être vous en parler un de ces jours!

« Oser la liberté … et choisir le bonheur«  de Rosette Poletti, c’est le livre que ma curiosité m’a poussé à lire cette semaine. Enfin, pour être tout à fait honnête, c’est aussi sa très petite taille (95 pages) qui a achevé de me convaincre. Et puis bon… je devais aller au fitness, j’avais oublié mon livre de chevet à la maison (« Le mec de la tombe d’à côté« , de Katarina Mazetti, très sympa d’ailleurs, je vous le conseille) et je déteste faire mes exercices sans pouvoir bouquiner lorsque mes mains sont libres. Voilà  comment ce petit livre s’est retrouvé dans mon sac… Un peu par hasard, en fait! Il m’arrive régulièrement de choisir un livre car j’ai craqué sur la couverture, et bien pour celui-ci… ça n’a pas du tout été le cas 😀 (non, vraiment, l’homme arc-en-ciel, là, comment dire…)

Dans l’introduction, Rosette Poletti présente son livre ainsi :

« […] plusieurs lecteurs m’ont demandé s’il ne serait pas possible de raconter une histoire qui contiendrait et illustrerait les concepts et informations sur le thème abordé. Il leur semblait que cela leur faciliterait la lecture et qu’ils se souviendraient mieux de la manière dont ces concepts pourraient s’inscrire dans la vie quotidienne.

Comme j’avais accepté d’écrire un petit ouvrage sur le thème oser la liberté, j’ai décidé, avec l’accord de mon éditeur, de raconter l’histoire de Bernadette, de sa prise de conscience des entraves dans lesquelles elle vivait, et finalement des étapes par lesquelles elle ose devenir libre. « 

L’histoire de Bernadette, aussi émouvante et touchante soit-elle, n’est pas ce qui m’a le plus marqué dans ce livre, et je ne vais pas aujourd’hui en faire une critique, ni même vous encourager à le lire ou pas. Je vous en parle simplement pour vous faire part de ce qui m’a interpellé lors de la lecture, à savoir tous ces petits principes qui sont expliqués et illustrés à travers l’histoire de cette jeune femme en quête des ses origines.

Indépendamment de leurs sources mystiques ou religieuses, qui ne me parlent pas forcément, voici quelques-unes de ces petites phrases qui m’ont fait réfléchir :

« Être éveillé, c’est aussi accepter les événements sans lutter inutilement contre ce qui ne peut pas être changé ».

« Bonheur et malheur résident dans la manière dont nous percevons les choses et non dans la nature même de ces choses ».

« L’intensité de la souffrance des humains est la distance qui existe entre ce qu’ils désirent et ce qui est possible. Vouloir que ce qui est (et ne peut pas être changé) ne soit pas, voilà la source de la souffrance ».

Ces phrases m’ont touchée car elles nous montrent que nous avons un certain pouvoir sur notre vie, sur ce qui nous arrive. Et c’est là tout le propos du livre de Rosette Poletti : en choisissant la liberté, on prend sa vie en main. En d’autres termes, nous sommes RESPONSABLES de notre vie. Non pas des malheurs et des coups durs qui nous détournent de la route que l’on s’est tracée et sur lesquels nous n’avons aucun moyen de contrôle  (maladie, perte, deuil, etc.), mais de notre façon de les aborder. Il s’agit de ne plus se poser en victime, mais d’être conscient qu’à plus ou moins grande échelle, nous avons les ressources en nous pour choisir la vie que nous vivons et pour surmonter les obstacles qui se mettent en travers de notre chemin.

Il y a quelques années, je me plaignais à une copine que mes parents me traitaient toujours comme si j’avais encore 12 ans et demi. Ou que j’avais parfois l’impression d’être transparente dans un groupe de personnes, que l’on ne me voyait pas, que l’on ne m’entendait pas. D’être celle qui est là mais à qui on ne fait pas attention. Et là, la révélation… Sans autres détours, elle me balance à la figure : « Quelque part c’est parce que tu le veux bien… Si tes parents te traitent comme une gamine, c’est que d’une certaine façon tu les y autorises. Si tu as l’impression que les gens ne font pas attention à toi, c’est que tu ne fais rien pour attirer l’attention. »

Et vous savez le pire dans tout ça ? Elle avait raison ! Les gens se comportent de telle ou telle façon avec nous, car à travers notre comportement, conscient ou pas, nous les y autorisons. Ce qui est bien, c’est qu’à force de travail, nous avons le pouvoir de changer cela.

Et de même, à travers les choix que nous faisons, nous avons le pouvoir… de changer notre vie, de faire coïncider ce qui est possible avec ce que nous voulons.

Alors ça peut vous paraître un peu gnangnan dit comme ça, mais moi je trouve ça très positif et encourageant : prendre en main sa vie, c’est se donner la chance d’être heureux!

Il est évident que cela ne se fait pas en un claquement de doigt du jour au lendemain et demande un grand travail sur soi. Un travail long et difficile (sinon tout le monde nagerait dans le bonheur en ce moment-même). Mais la vérité est pourtant là : nous avons tous les jours la possibilité de faire des choix qui nous permettent de vivre en accord avec nous-mêmes. Cela implique parfois de renoncer à certaines choses, tout en restant conscient que l’on peut être heureux en dépit de ce sacrifice. J’ai envie de croire que petit à petit, on peut y arriver !

D’ailleurs, je suis sûre qu’il vous est à tous arrivé d’en passer par là : un jour où l’autre, on fait le choix qui change notre vie, à plus ou moins long terme, de manière consciente ou non. On sait qu’on a fait le bon choix et on ne le regrette pas, même s’il s’est fait dans la douleur. Je suis sûre que ça vous parle ! N’hésitez pas à m’en faire part ! Je vous parlerai des quelques « grandes décisions » qui ont eu un certain impact dans ma vie dans un prochain article (quel suspense dites donc, vous n’en pouvez plus là, einh ? :D)

« Leurs secrets du bonheur », ce soir sur France 2

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Juste une petite note rapide…

L’une de mes amies vient de m’annoncer qu’une émission de France 2, diffusée ce soir, pourrait m’intéresser ! Il s’agit de l’émission « Leurs secrets du bonheur », présentée par Frédéric Lopez, à 20h35.

Plus d’info ici : Leurs secrets du bonheur.

Je n’ai jamais vu cette émission, je ne sais pas du tout ce qu’elle vaut, mais je dois dire que je suis assez curieuse ! Alors je pense que ce soir, je vais prendre mon duvet sur mon canap’, un petit thé, et hop!

Très bonne journée!

*Edit du 10.02.2012 :

Bon.. finalement une émission assez bateau, j’ai été un peu déçue, même si j’ai apprécié la deuxième partie de soirée.

Une petite phrase que j’ai retenue :

« C’est important de se confronter à ses peur, car ne pas s’y confronter, c’est fuir. Et quand on fuit, on passe à côté d’expérience qui peuvent s’avérer difficles, masi qui nous permettent d’avancer et de se trouver » (à peu près einh, je la cite de mémoire, donc bon… Mais ça rejoint bien ce que j’ai peu aborder dans l’un ou l’autre de mes précédents billets!)

Les lundifficiles

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5h du matin. Je me réveille d’un sommeil plutôt agité, je sens l’angoisse me prendre au ventre et je ne dors plus jusqu’au moment de me lever, vers 7h. On est lundi…

Voilà à peu près comment commencent toutes mes semaines depuis … trop longtemps. C’est un état presque « douloureux » à vivre, qui engendre non seulement de la tristesse, mais aussi parfois des souffrances physiques : maux de ventre, de dos, ou de tête. Et dans les pires des cas, des nausées. Il fut un temps où je vomissais tous les matins avant d’aller à l’école… Eh oui…
Heureusement pour moi, cela a tendance à s’estomper au fil de la semaine (et à mesure que le week-end approche, comme par hasard).

Ces réveils difficiles ne datent donc pas de mon nouvel emploi, mais je pense que l’origine de ces angoisses est toujours un peu la même. Il faut sortir du cocon réconfortant du week-end. Sortir du lit alors qu’on ne demande qu’à y rester. Affronter le monde extérieur. Commencer une nouvelle semaine. Aller travailler. Faire ses preuves, retrouver ses soucis. Retrouver le train-train qui ne laisse pas vraiment de place à la liberté, l’improvisation et la légèreté permises pendant le week-end ou les vacances…
La phobie du lundi, pour moi, s’installe d’ailleurs dès le dimanche après-midi, vers 16h… Je vois le week-end se terminer et  je « cafarde ».

Cet état me poursuit en général jusqu’au moment où je commence à être active au travail ou que j’estime avoir accompli suffisamment de « tâches ». Au fond, c’est toujours un peu pareil : à partir du moment où j’affronte ce que je redoute, mes angoisses s’effacent petit à petit et me laissent un peu de répit. Parfois ça s’en va le matin, mais la plupart du temps je dois attendre midi. Ca s’en va comme par enchantement : tout à coup je me sens mieux, je me sens légère et je deviens beaucoup plus efficace. Et je me surprends, à 16h ou 17h, avec un regain d’énergie et le sentiment que je pourrais travailler, avec plaisir, jusqu’à point d’heure.

Je sais que je suis loin d’être la seule dans ce cas, d’après ce que j’ai pu entendre autour de moi, ou lire sur Internet. Beaucoup de gens sont atteints du « Blues du dimanche soir », de la « Peur » ou « Phobie du lundi ». Et bien sûr, je pense qu’il est possible de gérer au mieux cet état difficile.

Aujourd’hui, j’aimerai partager avec vous une ou deux petites « astuces » que j’ai mises en place, sans forcément m’en rendre compte, afin de mieux appréhender ces jours un peu difficiles :

    • Je fais toujours une liste des tâches que je dois réaliser pendant la journée ou la semaine. C’est une sorte de journal de bord que je tiens au quotidien. Dans un premier temps, je le faisais surtout pour être sûre de ne rien oublier. Avec le temps, je me suis aperçue que tracer au fur et à mesure les tâches accomplies me procurait une satisfaction très rassurante. Cela me permet également de me rendre compte, à la fin de la journée, du travail accompli.
      D’autre part, cela m’évite de me disperser et de penser à ce que je devrais faire une fois que la tâche que je suis en train de réaliser sera terminée. C’est une façon de structurer ma journée. Et dans le travail, j’ai besoin de structure et d’organisation!
    • Je me confronte le plus rapidement possible aux situations qui me font le plus peur. Dans le but bien sûr d’en être vite « débarrassées », mais surtout d’éviter de me pourrir inutilement l’esprit pendant des jours en les repoussant au lendemain. Et une fois que le travail qui me cause le plus de soucis est réalisé, je finis toujours par me dire « Et bien finalement tu en as été capable, ça n’était pas si terrible… ».
    • Je garde toujours une tâche tranquille et que j’apprécie pour la fin de la journée. Cela me permet de terminer sur une note agréable et sereine. Pour celles et ceux qui connaissent un peu mon métier, je garde par exemple toujours le catalogage pour la fin de la journée.
    • Avant de partir, je note sur mon journal de bord ce que je vais faire le lendemain. Cela me permet de me préparer psychologiquement et me rassure. Ensuite, je range, je mets en place ce dont j’aurai besoin pour faire mon travail le jour suivant, afin que la première chose que je voie en arrivant ne soit pas un bordel indescriptible, vu que j’ai un peu tendance à « m’étaler » lorsque je travaille. C’est une façon d’anticiper, mais dans le bon sens du terme : non pas en me disant que je n’y arriverai pas, mais plutôt en préparant le terrain pour que tout se passe bien.
    • Lorsque je quitte le travail, je me sens en général sereine et contente de moi, satisfaite de ce que j’ai fait pendant la journée. Je me sens positive ! Et parfois, je me sens même fière de moi. Je me sens pleine d’énergie, voire de confiance. Je me dis que j’ai affronté une journée que je redoutais et qu’au final je m’en suis bien sortie ! C’est suffisamment extraordinaire pour être relevé, non ? Je profite donc de mon trajet de retour pour savourer cet état de bien-être où je me sens légère comme une plume. Je me dis que je vais pouvoir profiter de cet état pendant la soirée, en faisant quelque chose qui me fait plaisir, une sortie au cinéma, un bon petit plat ou regarder l’Amour est dans le pré une émission culturelle sur ARTE en savourant un petit thé. (Oui, lorsque c’est la saison, mon petit plaisir du lundi soir c’est de regarder l’Amour est dans le pré. Et toc. Le pied, c’est lorsque l’émission est suivie de « Nouveau look pour une nouvelle vie »)

Et vous, vous sentez-vous concernés par tout ça (je parle des lundis difficiles donc, pas des agriculteurs esseulés) ? Est-ce que vous avez des petites astuces pour mieux les gérer ?

Quelques articles intéressants sur le sujet (NON, je ne parle toujours pas des l’Amour est dans le pré ! Ca ne recommence que demain d’ailleurs, avec la présentation des nouveaux candidats.) :

Et en bonus, un petit article un petit peu plus « second degré » qu’une lectrice m’a envoyé :

Les défis

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Juillet 2009. Depuis l’obtention de mon diplôme 1 an plus tôt, je ne suis pas vraiment épanouie professionnellement, malgré mes deux emplois en parallèle : l’un que l’on peut qualifier de purement alimentaire, et  l’autre… un peu moins alimentaire mais où je suis considérée comme la cinquième roue du carrosse. Je pose ma candidature pour d’autres postes, je décroche des entretiens, mais le poste tant convoité finit toujours par m’échapper au dernier moment, ou alors c’est moi qui renonce, prise de panique face à de nouvelles responsabilités que je ne me sens pas prête à assumer. La situation me déprime de plus en plus, je me sens inutile, je vais travailler la mort dans l’âme. Je me dis que j’ai 29 ans et que je suis déjà en train de m’encroûter dans des postes qui ne me font pas avancer et qui ne présentent aucun espoir de promotion, alors que dans la société d’aujourd’hui il est tellement important d’avoir un job épanouissant, enrichissant.  Et moi, j’en suis à l’opposé. [Moi, tendance à dramatiser ? Mais non mais non…]

Mars 2010. J’arrive au travail, allume mon ordi, hop, petit coup d’œil sur mes mails perso (ouiii, je regarde mes mails perso au travail, je suis sûre que cela vous arrive aussi !). Parmi eux, l’un porte l’objet «La commune de L*** recherche une bibliothécaire diplômée à 50% » (oui, je suis bibliothécaire. Oui, il faut un diplôme pour « ça ». Un jour si vous le désirez, je vous expliquerai comment un bibliothécaire occupe ses journées. Non, il ne le fait pas en lisant des livres). C’est une annonce pour un poste de responsable. Aïe. Ma première réaction est de laisser tomber. Responsable de bibliothèque ? Ce n’est pas pour moi. J’en suis incapable. J’en parle à mon copain, bibliothécaire lui aussi, qui me dit qu’il connait la dame qui quitte ce poste… « Appelle-la, elle est super sympa, pose-lui des questions sur le job, ça ne t’engage à rien. » J’appelle… Rendez-vous est pris pour le lendemain, à la bibliothèque. J’y vais la trouille au ventre.

We can do itLà, je me rends compte que depuis le début de mes recherches d’emploi, je suis partagée entre l’envie ou plutôt le besoin de trouver un travail qui me plait vraiment et l’angoisse de ne pas être à la hauteur pour mener à bien de nouvelles tâches, pour assumer des responsabilités. A ce moment-là, il y a comme un déclic en moi : je réalise que si je veux être heureuse dans ma vie et trouver un certain équilibre, il va falloir que je me confronte à mes peurs et que j’arrête de les fuir. Je ne vais quand même pas, toute ma vie, passer à côté de certaines choses à cause de ma peur de l’échec.

Je finis donc par postuler avec la sensation que cette fois-ci, c’est la bonne. Je décroche un entretien et une semaine plus tard, le job est à moi.

Aujourd’hui. Cela va faire un an que je suis responsable d’une jolie petite bibliothèque de village. Je suis la seule personne diplômée, et je gère une équipe de 15 bénévoles, qui ont toutes l’âge d’être mes mamans. Je m’occupe de tout,  toute seule : tâches administratives, animations, achat et traitement des livres, comptabilité, etc. Les bénévoles me donnent de petits coups de main et assurent les périodes de prêt. J’y travaille à 50%. Pour compléter mon temps de travail, j’ai gardé un de mes premiers jobs alimentaires, à 50%. J’ai trouvé un certain équilibre, on peut le dire. Mon travail de responsable me plaît, il est très varié. Mais il est également une source inépuisable de défis et de peurs pour l’angoissée que je suis.

Je ne fais pas partie de ces gens complètement exaltés par les challenges et qui les recherchent à tout prix. Vous savez, ces gens qui face à la perspective d’un nouveau projet ont 15 idées à la seconde, sont très sûrs d’eux et ne doutent pas une seule seconde de le mener à bien.

Non, non, non… Ma première réaction face à un nouveau défi, quelque soit son ampleur (accepter ce travail de responsable, mettre sur pied une manifestation, tenir la comptabilité de la bibliothèque, ou gérer les retards dans le retour des livres, par exemple) est la suivante: je n’y arriverai pas. Je ne suis pas à la hauteur. Dans un premier temps, ça a plutôt tendance à me paralyser.

C’est comme ça depuis toute petite, ça a été le cas tout au long de mes études et ça continue aujourd’hui. Pourtant vous savez quoi ? J’ai toujours eu des notes excellentes, je n’ai  jamais commis d’erreur grave dans mon travail, et, jusqu’à maintenant j’ai mené à bien toutes les tâches qui relevaient de ma nouvelle fonction.

Mais cela ne m’empêche pas d’avoir l’impression de ne pas en faire assez, ni assez bien. Cela ne m’empêche pas non plus, à chaque nouvelle tâche à accomplir, d’avoir une boule au ventre. De me dire que je n’aurais pas d’idées pour monter telle ou telle animation. Ou d’imaginer que cette manifestation que j’ai mise sur pied n’aura pas de succès. Est-ce utile de préciser que jusqu’à maintenant toutes ses peurs se sont révélées, au final, complètement infondées ? J’ai accompli toutes mes tâches correctement, les manifestations et animations que j’ai mises sur pied ont très bien fonctionné. Mais cela ne m’a pourtant pas dispensé de me gâcher les dernières vacances que j’ai eues en pensant à toutes les choses qui pourraient mal se passer à mon retour au travail.

Pourtant, si  je ne suis pas le genre de personne qui court joyeusement vers de nouveaux défis, j’ai décidé, depuis quelques temps, de ne plus les fuir ; toujours dans l’idée de me confronter à mes peurs pour mieux les surmonter. Et c’est une chose que je peux vraiment mettre en pratique dans mon nouveau travail. Cela m’a permis, un peu inconsciemment au début, de mettre en place quelques petites stratégies qui m’aident à canaliser mes peurs liées au travail. J’en ferai peut-être un petit billet un de ces jours, que je pourrai alimenter au fur et à mesure.

Je n’accueille pas les défis à bras ouverts. Mais je me rends compte que, quelque part, je les recherche. Sinon, je n’aurais pas  cherché et accepté un nouveau travail, par exemple. Seulement, pour le moment, j’ai l’impression de les rechercher un peu à reculons. Car je sais au fond de moi qu’ils sont nécessaires : pour avancer et pour évoluer, pour apprendre à se connaître,  pour se prouver quelque chose, pour se surprendre. Les relever, se dépasser, représente une petite victoire à chaque fois. L’impact sur l’estime de soi est considérable une fois qu’on les mène à bien.  Et de l’estime pour moi, Dieu sait si j’en ai besoin ! Et je ne désespère pas, un jour, d’arriver à accueillir sereinement et même avec joie un nouveau projet! Vaste programme, n’est pas ?

Et vous, quel genre de personne êtes-vous face aux défis ?

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