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Les choix – 1 –

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« Où le choix commence, finissent le paradis et l’innocence. », Arthur Miller

Comme promis, je fais suite à mon post « Le super-pouvoir« , au sujet des choix que l’on est amené à faire parfois un peu malgré soi, mais qui représentent le meilleur moyen de décider de sa vie…

Est-ce que vous avez déjà ressenti cela : le sentiment que la décision que vous devez prendre va avoir un impact déterminant sur le tournant que va prendre votre vie ? Comme s’il allait y avoir un « avant » et un « après » ? Depuis quelques années, cette sensation me revient de plus en plus souvent. La sensation que je ne peux plus me permettre de me laisser porter, qu’il faut que je prenne ma vie en main, là, maintenant, pour être en accord avec moi-même, quitte à me bousculer un peu, à aller à l’encontre de mes parents (ah! leur avis compte tellement, non?), de mes amis, de ce que tout le monde imagine de moi, quitte à souffrir… pour mieux rebondir.

Et put** qu’il est difficile de prendre des chemins de vie que notre entourage était loin d’envisager pour nous… (Si tu me lis, toi qui te reconnaîtras, je pense que ceci doit te parler… ;)). Mais c’est le meilleur moyen de vivre sa vie et de ne pas la subir… Mais ça ne veut pas dire que ça la rend plus facile pour autant…

C’est pour cela aussi que ces choix sont souvent si difficiles à faire… En prenant cette décision, on ouvre une porte sur l’inconnu, sur les doutes… Il faut laisser derrière soi l’enfant que l’on était, qui suivait l’avis de papa et de maman, qui suivait le chemin qu’ils avaient tracé pour lui pour vivre enfin sa propre vie, avec ses propres aspirations, ses erreurs. Il faut leur lâcher la main pour continuer son chemin tout seul. L’expression « couper le cordon » prend tout son sens : prendre des chemins de traverses, sortir de la route que quelqu’un d’autre avait tracé pour nous, c’est un peu renaître une deuxième fois et devenir un peu plus soi-même ! C’est peut-être cela, devenir adulte? Faire ses porpres choix, les assumer et devenir celui ou celle que l’on aspire à être.

Changer radicalement de direction, c’est aussi se confronter au regard des autres, à leur jugement, à leur mine sceptique. C’est prendre le risque de na pas être suivi dans sa nouvelle vie… Se détacher du regard des autres… Quelque chose avec laquelle j’ai encore un peu de mal… Mais c’est aussi être surpris par la réaction positive de la part de personnes dont on n’attendait rien!

Tant de risques à prendre pour enfin être en accord avec soi-même… Bien sûr, on peut se tromper. Mais je suis persuadée que rien n’arrive par hasard dans la vie…. Le job de mes rêves me passent sous le nez (trois fois même)? C’est parce qu’il y a mieux ailleurs ! Chaque coup dur, chaque chute est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur soi, après tout. Avec le recul, c’est toujours ce que je me suis dit. Car évidemment, sur le moment c’est parfois plus difficile d’être lucide. C’est pour cela que je pense qu’il n’y a pas de mauvais choix. Et que ça vaut la peine de bousculer un peu sa vie, son entourage, pour être en accord avec soi-même! Finalement, jusqu’à maintenant, les choix que j’ai eu à faire, je ne les ai jamais regrettés!

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« Leurs secrets du bonheur », ce soir sur France 2

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Juste une petite note rapide…

L’une de mes amies vient de m’annoncer qu’une émission de France 2, diffusée ce soir, pourrait m’intéresser ! Il s’agit de l’émission « Leurs secrets du bonheur », présentée par Frédéric Lopez, à 20h35.

Plus d’info ici : Leurs secrets du bonheur.

Je n’ai jamais vu cette émission, je ne sais pas du tout ce qu’elle vaut, mais je dois dire que je suis assez curieuse ! Alors je pense que ce soir, je vais prendre mon duvet sur mon canap’, un petit thé, et hop!

Très bonne journée!

*Edit du 10.02.2012 :

Bon.. finalement une émission assez bateau, j’ai été un peu déçue, même si j’ai apprécié la deuxième partie de soirée.

Une petite phrase que j’ai retenue :

« C’est important de se confronter à ses peur, car ne pas s’y confronter, c’est fuir. Et quand on fuit, on passe à côté d’expérience qui peuvent s’avérer difficles, masi qui nous permettent d’avancer et de se trouver » (à peu près einh, je la cite de mémoire, donc bon… Mais ça rejoint bien ce que j’ai peu aborder dans l’un ou l’autre de mes précédents billets!)

L’être et le paraître

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Je suis une fille très souriante, on me l’a répété toute ma vie, on me le dit encore ! Il y a un mois, mon médecin a terminé la consultation par «Ca fait plaisir de voir quelqu’un d’aussi souriant, vous revenez quand vous voulez ! » (quel petit rigolo !).  Ce ne sont pas des fleurs que je me lance, non, non, non ! Ce leitmotiv qui rythme ma vie depuis que je suis enfant sonne toujours à mes oreilles comme l’un des plus beaux compliments que l’on puisse me faire ! Juste après « Tu es la plus belle et la plus intelligente », bien sûr. Oh, ça va, je plai-san-te. Je suis également très bon public, j’ai le rire facile, l’humour pas compliqué. Quand au milieu d’un fou rire mon copain s’arrête et me dit « J’adore t’entendre rire », et bien moi je fonds !

A la garderie, à l’école, à l’hôpital,  dans ma vie professionnelle, je suis Elodie la fille souriante et pas chiante, facile à vivre. Ce qui ne me dérange pas, loin de là ! Après tout il est plus agréable d’être perçue comme quelqu’un de positif que comme une vieille aigrie ! Et puis c’est vrai… je suis quelqu’un de positif, après tout. Et les gens perçoivent de nous ce que l’on veut bien leur montrer… Or, ce côté-là de moi, c’est celui que j’ai toujours mis en avant. Pendant longtemps et pour une raison un peu obscure, dire ou montrer que je n’allais pas bien était une chose inconcevable pour moi, voire un peu honteuse…

Beaucoup de personnes sont donc tombées des nues lorsque j’ai traversé une période de ma vie plus difficile, lorsque le nuage noir qui planait au-dessus de moi est devenu tellement envahissant qu’il m’ôtait tout plaisir et toute envie : celle de manger, de me faire masser, de sortir de chez moi ou de me lever le matin. Pendant plusieurs mois, ma vie se résumait à dormir, dormir et dormir, par des moyens naturels ou médicamenteux, pour ne plus penser, ne plus réfléchir, ne plus avoir à affronter mes angoisses qui certains matins étaient tellement fortes qu’à leur simple évocation, ma peau me brûlait (je n’ai jamais compris d’où venait cette sensation, mais je sentais la peau de mes mains, de mes bras et de ma poitrine chauffer comme au contact d’une plaque électrique). Je me suis enfoncée dans un gouffre, dont je pensais sérieusement ne jamais sortir. Je ne vais pas m’étaler sur cette période pendant des heures, je pense que vous avez compris l’esprit ! Le fait est que pour beaucoup de gens, il était inconcevable que je puisse tomber aussi bas, j’étais la joie de vivre incarnée !

Pendant cette période, j’ai eu la chance d’être formidablement entourée, que ce soit par ma famille, mes proches ou mes amis. J’ai reçu beaucoup de petits mots sous différentes formes, mais ce qui ressortait toujours de ces témoignages d’amitié, c’était cela : on est prêt à faire n’importe quoi pour t’entendre rigoler à nouveau.

Alors bien sûr, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, mais ce gouffre, j’ai fini par le remonter. J’ai recommencé à sourire et à rigoler, à apprécier un bon massage ou un bon boudin (au sens propre donc, j’adore le boudin, mon papa a été à la fête lorsqu’un matin en me levant je lui ai dit « j’ai faim, à midi j’aimerais que tu me fasses un boudin avec de la compote de pommes ».  Ce jour-là, il a su que j’étais à nouveau sur la bonne pente). Je ne m’en suis pas sortie toute seule, j’ai reçu l’aide de mes proches, mais aussi de la médecine et des médicaments. Mais tout cela n’aurait pas suffi si je n’y avais pas mis une grande partie de moi-même et si je n’avais pas « décidé » d’aller mieux, quitte à me forcer . Attention, je ne veux pas dire par là qu’il suffit de se botter les fesses pour sortir de la dépression, comme on l’entend malheureusement trop souvent. Le processus de guérison est bien plus complexe que cela. Toujours est-il qu’en ce qui me concerne j’ai eu de la chance…. A force de me forcer, cela a fini par redevenir naturel et de fil en aiguille, malgré quelques rechutes, je m’en suis sortie.

Depuis, les gens qui me sont proches et qui me connaissent savent que derrière le sourire se cache une certaine fragilité que j’essaie de gérer au mieux. Et cela ne me dérange pas, au contraire, j’apprécie qu’ils connaissent la partie un peu plus sombre de moi, parce que c’est aussi ça qui me caractérise, même si je refuse qu’elle prenne le dessus ! Je souris et je rigole, je fais la folette, je ris pour rien, mais au fond de moi je sais que le nuage noir n’est jamais loin et qu’il peut revenir m’embrouiller la tête à tout moment. Il est toujours là au dessus de ma tête et ne se prive pas de me rappeler sa présence au quotidien.

De ces périodes un peu difficiles, j’ai tiré plusieurs leçons, notamment celle-ci : on a le droit d’aller mal, de le dire, de le montrer. Les gens ne vont pas moins nous aimer parce que l’on montre ses faiblesses, ceux qui tiennent vraiment à nous ne vont pas se détourner, au contraire! Certaines personnes peuvent même s’avérer très surprenantes!

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